Cette perspective, publiée dans PLOS Medicine, souligne le caractère omniprésent et systémique des violences subies par les femmes lors de l'accouchement, les qualifiant de problème majeur de violence sexiste. Les auteurs affirment que ces mauvais traitements sont profondément ancrés dans les inégalités structurelles de genre qui dévalorisent la vie et la santé des femmes. L'étude met en lumière l'urgence de mener des recherches exhaustives et multinationales afin de générer des données comparables sur la prévalence, les facteurs de risque et les conséquences sanitaires de ces mauvais traitements. Elle appelle à l'élaboration d'outils de mesure et d'interventions standardisés pour lutter contre ces violences et les atténuer. En attirant l'attention sur la négligence et les abus généralisés dans les soins de maternité, l'étude plaide pour des changements de politiques et une augmentation des ressources allouées afin de garantir un traitement respectueux et digne à toutes les femmes lors de l'accouchement.