Cet article explore le problème omniprésent de la prise de décision par des personnes de substitution dans une société profondément patriarcale où les femmes, bien qu'elles soient compétentes pour faire leurs propres choix, voient souvent les décisions prises à leur place par d'autres. À travers des entretiens avec des femmes issues de milieux défavorisés du Bihar, la recherche révèle que les prestataires de soins de santé et les membres de la famille outrepassent fréquemment l'autonomie des femmes pendant l'accouchement, reflétant des normes sociétales plus larges qui dévalorisent l'autonomie des femmes. L'étude met en évidence la résistance et la non-résistance des femmes à cette forme de violence obstétricale, en établissant des parallèles avec leurs réponses à la violence quotidienne. Les auteurs plaident pour la nécessité de reconnaître les femmes comme des parties prenantes clés dans les décisions concernant leur propre corps, en plaidant pour des changements systémiques pour autonomiser les femmes et garantir que leurs droits soient respectés pendant l'accouchement.